Quels sont les risques liés à la fellation ?

novembre 6, 2013

Très appréciée des hommes en général, la fellation est régulièrement pratiquée par plus du tiers des françaises. Si certaines femmes avouent le faire surtout pour le plaisir de leurs hommes, beaucoup également reconnaissent aimer « tailler la pipe ». Pourtant depuis quelques années, la polémique prend de l’ampleur. Tout comme le cunnilingus, y a-t-il des risques liés à la pratique de la fellation ? Comment continuer à savourer ce plaisir sans se mettre en danger ?

La fellation, le SIDA et autres IST


Très peu étudié, le lien entre la fellation et pourtant bien connu des scientifiques. En effet, l’équation n’est pas compliquée. Pour une transmission du VIH, il faut un porteur, une porte de sortie, un liquide contenant le virus, une porte d’entrée et un séronégatif. Peut on faire plus simple ? Il existe plusieurs hypothèses :

La suite est bien connue. Il suffit d’une carie, une petite plaie ou des lésions dans la bouche de la personne qui fait la fellation et, le tour est joué. Il n’est pas rare de rencontrer sur les forums sur internet plusieurs personnes qui nient tout risque de transmission du SIDA par la fellation. Pourtant les études scientifiques ont montré que si ce risque était encore minime (environ 8 %) il y a peu, il tend à croitre ces dernières années. Il n’est donc pas nul. Enfin, face à un risque de transmission du VIH, aussi minime soit il, il serait certainement plus responsable de prendre vos précautions et ne pas laisser un moment de plaisir gâcher votre vie.
En dehors du SIDA, bien d’autres pathologies peuvent être transmises lors d’une fellation : l’herpès, la gonorrhée, la chlamydia, l’hépatite B ou la syphilis.
Pour limiter les risques de transmissions des IST et du VIH lors de la fellation, surtout avec une partenaire occasionnelle, il est vivement recommandé de recourir au port du préservatif sans lubrifiant. Le risque est d’autant plus élevé lors de la pratique de la sodomie (voir cet article).

La fellation et le cancer

Une étude menée aux États-Unis, basée sur des constations et des observations, a permis d’identifié la fellation et le cunnilingus comme potentiellement responsables de nombreux cas de cancer oropharyngés (gorge et cavité buccale). Ce type de cancer est causé par un virus nommé papillomavirus humain, le même qui à l’origine du cancer du col de l’utérus. En effet, il a été observé que les cancers oropharyngés ont augmenté de plus de 225 % entre 1974 et 2007 essentiellement chez des individus pratiquant régulièrement les rapports bucco-génitaux.
La seule prévention disponible actuellement contre ce virus est la vaccination.

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